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Roger Calbris, résistant bretoncellois
Garçon boucher à Gacé, il est appelé en décembre 1942 pour aller travailler en Allemagne. Il se camoufle jusqu’en avril 1943, moment où il rentre dans la Résistance. Son nom d’emprunt sera Gustave. Membre du réseau Marceau secteur sud, F.T.P.F, il est rapidement nommé chef de groupe. Faux jardinier à Pierres, il participe à d’innombrables coups : sabotages, récupérations d’armes, diffusion de la presse clandestine… Il était responsable du rail (SNCF) et des parachutages. Avant son arrestation, il devait quitter la France pour rejoindre l’Espagne. Sur dénonciation, il est arrêté par la Gestapo le 27 décembre 1943 à Saint-Martin de Nigelles. Il est interné à la prison des Lisses à Chartres. Puis jugé avec ses trente compagnons d’armes par le tribunal allemand d’Orléans. De nouveau interné à la prison de Fresnes, il est fusillé au Mont-Valérien le 30 mars 1944 à Suresnes, le jour de l’anniversaire de son frère Pierre. La famille s’en souvient encore. Roger Calbris a reçu à titre posthume la médaille de la résistance avec rosette le 13 janvier 1946, la carte de Combattant Volantaire de la Résistance et l’homologation de son grade F.F.I. en 1947. Il sera le premier résistant Bretoncellois fusillé. A ce jour, en 2004, il est le seul résistant recensé de l’Orne, à avoir été exécuté au Mont Valérien.
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