Oui le
coq avait chu et le pays morose
D’un
œil apitoyé considérait la chose
Si
encor… il avait, par une fugue virile
Expliqué le dégât, démolissant nos tuiles
Mais
non... Il avait chu emporté par le vent
La
queue entre les pattes et le bec en avant
Délaissant son clocher qui, lui, tendait son dard
Hautement vers le ciel se voulant goguenard
Avait-on jamais vu un pareil appendice
Dépourvu de l’emblème pour un simple caprice
Ce
volatile voulait à l’instar des humains
Il
voulait lui aussi arroser le terrain
L’expérience fut amère et s’il faut l’y aider
Regrimpons notre coq mais « Faisons le pisser »
Alors
la queue au vent, dominant le village
De
nouveau règnera et vieillira sans âge
Antoinette Oriot. Poésies.
Éditions mémoires et Cultures.