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Don
du ciel ou malédiction ?
En héritant d’un puissant pouvoir
convoité par des adeptes de la magie noire, Lou devra lutter pour survivre
et affronter les forces maléfiques qui menacent de mort sa famille et la
confrérie.
Extrait :
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Oh non, pas elle ! chuchotais je désappointée
en découvrant par l’œil de bœuf l’identité de mon visiteur. Résignée et
sans même échafauder une quelconque hypothèse sur le but de sa visite,
j’entrouvris la porte d’entrée encadrée de ma protection féline
rapprochée.
Bonjour Docteur ! Lançai-je sans attendre à cette jeune femme brune à la
chevelure tressée. La doctoresse au regard noisette, affichait un sourire
sincère sur un visage aux joues saillantes et au menton volontaire. Son
nez fin et légèrement retroussé, donnait un air juvénile à cette élégante
et jolie trentenaire, vêtue d’un ensemble pantalon de tweed marron à la
coupe irréprochable. Sans attendre, je l’invitai à entrer. J’ai toujours
détesté les présentations ou explications sur le seuil.
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Je suis désolée de vous déranger à cette
heure. J’espère ne pas contrarier vos projets de la soirée ? dit la
doctoresse d’une voix calme et posée.
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Pas du tout ! fis-je aussitôt pour dissiper
ses doutes. Nous ferons connaissance tout en dégustant un hachis
Parmentier « maison », une salade d’endives à l’ail, le tout arrosé d’un
verre de Fronsac. Vous n’avez pas encore dîné ?
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J’accepte avec grand plaisir ! Je meurs de
faim ! répondit Isabelle d’un ton enjoué. Je ne sais pas à quand remonte
mon dernier repas convenable. Je mange dans mon bureau en rédigeant mes
comptes-rendus. Dans les bons jours, je suis assise à la cafétéria de
l’hôpital devant un steak frites. Mon réfrigérateur a la surprise de sa
vie quand je le remplis !
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Je suis rassurée d’apprendre que je ne suis
pas la seule à prendre des repas à la va-vite. Tous les midis, je mange un
sandwich en tête-à-tête avec mes dossiers. Aussi, je prends le temps de
composer un dîner riche et équilibré.
J’étais
heureuse de découvrir en Isabelle autre chose qu’un cerbère enragé. Le
repas fût très agréable et gai. Malgré un contexte professionnel peu
réjouissant, où la mort fait partie intégrante du quotidien, elle avait
réussi à conserver un tempérament guilleret pour ne pas dire bouffe.
J’étais à cent lieues de ma première impression. Son internat achevé, elle
avait travaillé sans ménagement laissant de côté tout projet privé. Son
efficacité faisait des merveilles auprès des patients et son équipe
soignante ne tarissait pas d’éloges en évoquant les compétences et la
réactivité dont elle faisait preuve chaque fois qu’un malade lui était
confié. C’est en partie pour ces raisons qu’elle obtînt de la Direction de
l’hôpital sa nomination au poste de Médecin-Chef urgentiste.
Elle
était âgée de cinq ans lorsqu’elle perdit ses parents dans l’incendie de
leur maison. D’après les conclusions de l’enquête, un feu de cheminée en
était la cause. Isabelle fut recueillie par Jeanne, la sœur de son père.
Elle offrit par sa présence et sa gentillesse toutes les satisfactions
qu’une tante attentionnée pouvait espérer en récompense de son volontaire
sacrifice. Eduquée à l’ancienne et respectueuse des traditions, Isabelle
était dotée d’un caractère fonceur que rien ne semblait effaroucher.
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C’est la première fois que je raconte mon
histoire, j’en suis la première étonnée. Fit-elle d’un air songeur.
Passant du coq à l’âne, elle déclara : J’adore l’agencement et la
décoration de cette pièce ! La subtile alliance des tissus et tapis avec
le mobilier acajou dégagent une atmosphère chaleureuse. L’éclairage feutré
des trois lampes Tiffany apporte une harmonie à l’ensemble. L’ambiance Art
Déco est très réussie ! Cette maison vous ressemble même si vous n’êtes
pas à l’origine de la mise en scène.
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