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Les Bénavent, comtes de Rodez, Magnolia Cazes d'Aubais, Falk, Historique d’Aurelle, histoire locale
Les Bénavent, comtes de Rodez Coseigneurs d'Aurelle de 1200 a 1293
Magnolia des Cazes d’Aubais. « Historique d’Aurelle ». Editions de la fille aux loups. Réalisé par Mémoires et Cultures. Histoire
Armoiries : "de gueule au léopard lionné d'or"
Il existait anciennement une famille de Bénavent dont il est fait mention par plusieurs historiens dés l'année 1186 et jusqu'en 1230. Mais cette famille était différente de celle qui subsiste encore de nos jours et qui tire son origine des Comtes de Rodez de la première race, qui sont ceux qui nous intéressent ici. Il faut également noter que la terre de Bénavent, qui est située à onze lieues au nord de Rodez et à deux lieues de Mur de Barrez, près des confins de la Haute Auvergne, quels que fussent les droits que la première famille pouvait y avoir eus, appartenait dés le début du XIIème siècles aux Comtes de Rodez par le mariage de Henri Ier avec Algayette de Scoraille, dame de Bénavent. C'est cet Henri Ier qui acheta la moitié de la Baronnie d'Aurelle en 1200. il n'était pas encore Comte de Rodez à cette époque-là puisqu'il ne succéda à Guillaume, son père, qu'en 1208. Ce Comte vit éclater, au début de son règne, la terrible guerre des Albigeois qui ensanglanta pendant près de vingt ans tout le Sud de la France. D'abord incertain sur le parti qu'il devait prendre, par égard sans doute pour le Comte de Toulouse son suzerain, il finit par se soumettre à Simon de Montfort et lui rendit hommage pour les terres de son comté, dans le palais épiscopal de Rodez, en 1214. Il semble que ce Comte de Rodez mourut en Terre-Sainte vers 1222. Son testament est daté de l'an 1219, "du camp devant Toulouse", où se trouvaient alors réunis une partie des seigneurs croisés contre les Albigeois. Henry Ier avait donc épousé Algayette de Scorailles, dame de Bénavent, de Vic, de Marmiesse, etc… de laquelle il eut trois enfants dont Hugues IV qui lui succéda. Hugues IV épousa en 1230 Isabeau de Roquefeuil, fille de Raymond Ier de Roquefeuil et de Dauphine de Turenne, héritière du Vicomté de Creyssels et des Baronnies de Meyrueis et de Roquefeuil, ce qui réunit ces terres au Comté de Rodez. Ce Comte de Rodez augmenta son domaine par diverses acquisitions dont la terre de Maleville et le château majeur de Salles. Il agrandit également son château de Rodez en achetant, en 1264, les maisons de Saulnac et de la Barrière, gentilshommes de Rodez. Il testa à Montrozier, en 1271, mais ne mourut qu'en 1274 et fut enterré à Nonenque, selon sa volonté. Son fils, Henry II, lui succéda alors. Il était Comte de Rodez, Vicomte de Carlat et de Creyssels, Baron de Meyrueis, Seigneur de Roquefeuil, de Bénavent, de Vic, de Marmiesse, de Scoraille et bien sûr co-seigneur de la Baronnie d'Aurelle par héritage de son père. Le Comte Henri II, dit Bosc, fut un grand homme de son siècle. Il rendit de grands services au Roi dans les guerres de Flandres et de Gascogne contre les Anglais. Il accompagna toujours le Comte d'Artois dans ses expéditions militaires mais il ne vécut pas longtemps après la guerre de Flandres. Sous son règne, les Rouergats furent délivrés de la servitude à laquelle ils avaient été soumis jusqu'alors et il leur accorda toutes les libertés compatibles avec les idées de son temps. Il protégea également les gens de lettres et les troubadours. C'est sous son règne qu'on commença à bâtir la cathédrale de Rodez. Il fut le dernier Comte de la postérité de Richard de Millau et c'est avec lui que finit la ligne masculine de cette illustre famille qui avait occupé durant deux cent ans le Comté de Rodez Henri II s'était marié trois fois : - D'abord, le 8 septembre 1256, avec Marguerite de Baux, fille de Barral de Baux, grand justicier du royaume de Naples, et de Sybille-Béatrice d'Anduze. On peut noter que cette famille de Baux, l'une des plus illustres de Provence, donna plusieurs Rois d'Arles. - Ensuite avec Marasconne de Comminges, fille de Bernard IV, Comte de Comminges, qu'il épousa en 1270. Elle lui donna quatre enfants dont, en particulier, Cécile qui, succédant à son père, devint Comtesse de Rodez et, épousant Bernard d'Armagnac, apporta le Comté de Rodez à la famille d'Armagnac. - Enfin avec Anne de Poitiers, fille d'Aymard de Poitiers, Comte du Valentinois, dont il n'eut pas d'enfant. En ce qui concerne la Baronnie d'Aurelle, on peut citer en particulier le bail à acapte du 8 avril 1292 consenti par Raymond de Saint-Etienne, chevalier, et par Radulfe Sigal, bayle de la Châtellenie d'Aurelle, pour Henri II de Bénavent à Bernard Vidal de la paroisse de Lunet. Ce bail concernait "le terroir de la Pendaria, confrontant du chef avec le chemin de Lunet à Fabrègues, et des autres côtés avec tenure du Four-del-Mas, tenure du Mas du Bousquet et ruisseau du Mossauret ; droit d'entrée : 30 sols rodanois ; et le Mas de la Molinaria, confrontant avec la Pendaria, le Four del Mas et le mas du Bousquet ; droit d'entrée : 2 sols rodanois par gechoirata de pré à faire" (probablement pas char à foin). La Pendaria est aujourd'hui la Vidalerie et la Molinaria, le moulin de Vidalerie. Ainsi le bénéficiaire Vidal et ses successeurs finirent-ils par donner leurs noms à ces Mas. Il en est d'ailleurs ainsi pour bien d'autres hameaux : Combe, Vilieyre, Vioulaget, le Bru, par exemple. Il faut également noter que le village des Escoudats relevait d'Henri de Bénavent pour la moitié de la Seigneurie d'Aurelle, jusqu'en 1293, date à laquelle ce Comte de Rodez céda cette partie qui lui appartenait aux Doms d'Aubrac. Henri II mourut en 1304, au château de Gages qu'il avait fait bâtir, conformément à ses dernières volontés, son corps fut transporté à Bonneval où eurent lieu de magnifiques funérailles. Avec lui se terminait donc la suprématie des Bénavents sur le Comté de Rodez, celui-ci passant par alliance aux Armagnac, et également la possession d'une moitié de la Baronnie d'Aurelle par les comtes de Rodez, celle-ci étant passée en 1293 aux Doms d'Aubrac.
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