J’ai le
pouvoir d’être sans présence ni ciel
L’orage
s’est prêté au repos sous les villes
Mon
cœur en est une qui nourrit ses venelles
Les
barrières me forgent une mémoire vile
Je
cueille sans cesse des vergers aux cœurs mous
Et mon
ivresse se perd, enfantine fée
Guettant la compagnie puérile des fous
Qui
étalent leur corps sur la nuit pétrifiée
Vois-tu
ces étoiles capturer leur auteur ?
Celui-là même que le livre silencieux
Glorifia avec les ombres des graves heures
Ses
étoiles bruissent un Empyrée fabuleux